Dans un entretien accordé à L’Express et à paraître ce matin, Raymond Domenech revient sur le Mondial sud-africain cauchemardesque. L’ancien sélectionneur des Bleus assume ses erreurs mais refuse d’être le seul fautif :
« Je ne suis pas l’abruti que l’on décrit. Soyons clairs : je me suis planté, je n’ai pas dû choisir les bons joueurs ni trouver les mots qu’il fallait. Je n’accepte pas la critique des politiques, ni celle des anciens joueurs reconvertis dans le journalisme, mais cela ne m’empêche pas de tirer mon propre bilan. »
Concernant la grêve des joueurs, « Ça faisait plus d’une heure qu’on était là. Il fallait bien que quelqu’un prenne ses responsabilités et arrête cette mascarade ! Toutes les caméras étaient braquées sur le bus, des centaines de gamins attendaient sur le bord du terrain. On était la risée du monde. J’ai dit: ‘On arrête, je n’en peux plus!’ Personne ne voulait lire ce machin ! J’y suis allé. Si j’avais réfléchi deux secondes, je serais parti… »
Qui sont les meneurs ? « S’il y en a, je ne les ai pas vus, répond Domenech. A chaque fois que je remontais [dans le bus], il n’y avait plus personne… A ce moment-là, je me dis qu’ils sont devenus fous et qu’ils ne se rendent pas compte. Aujourd’hui, je sais que j’avais tort : ils savaient très bien ce qu’ils faisaient. Ils ont même fermé les rideaux du bus pour se cacher des caméras [...] Avec le recul, je les vois surtout comme une bande de sales gosses inconscients. »











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