Franck Ribéry :
« Je suis venu parce que c’est vrai qu’on passe des moments très difficiles depuis deux ou trois jours. Moi, le groupe, on est en train de souffrir. La bagarre, c’est faux, je n’ai aucun problème avec Yoann. On a besoin de lui. J’ai trouvé qu’il était un peu triste, j’ai été le premier à aller lui parler. La bagarre dans l’avion, c’est n’importe quoi. Ça a explosé, oui, parce qu’on est en train de souffrir. La France est en train de souffrir. Je suis en train de souffrir. On n’a pas été bons, on n’a pas mouillé le maillot. On a voulu, on se sentait bien, comme contre l’Uruguay. Mais on a joué individuellement, pas collectivement. Mais là, on est rentré dans un tel truc. Je n’ai plus envie de parler aux journalistes. J’ai les boules. On ne joue plus au foot. Les Bleus, c’est un rêve d’enfance, un honneur. Depuis 2008, il n’y a que des problèmes. Qu’un qui va répéter ce qui se passe dans le groupe, ce n’est pas normal. Ce n’est pas exactement comme ça que ça s’est passé pour Nicolas Anelka. Il a été touché. J’ai eu les larmes aux yeux quand je l’ai vu partir. On est tous avec lui. Partout dans les clubs, il y a des problèmes comme ça. Honnêtement, il faut calmer tout ça. Moi aussi, je me suis déjà énervé avec le coach. Je ne peux pas vous dire que ce que Nico a dit, ça doit rester dans le vestiaire. Il reste encore un match, il faut faire honneur à l’équipe de France, il faut gagner. On parle des cadres qui ont des problèmes avec Yoann, c’est n’importe quoi. Le coach m’a fait jouer à gauche ou derrière Nico sans que je sois allé le voir. A aucun moment, je lui ai dit il faut faire jouer Valbuena, pas Gourcuff. Je suis blessé quand je vois la presse dire que je suis le caïd du collège. Je suis le premier à être déçu, dégouté. Je demande pardon à tous les Français pour ne pas avoir fait une bonne Coupe du Monde. »








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